Changer de métier en deux étapes

Envie de reconversion ? Que vous soyez salarié ou porteur de projet, des dispositifs existent pour vous accompagner dans votre démarche de réorientation professionnelle sans risque et sans frais. Dans votre parcours, deux jalons majeurs : le bilan de compétences et le développement du savoir opérationnel via le DIF.

Vous rêvez depuis plusieurs années de vous reconvertir, d’exercer un métier en accord avec vos aspirations profondes, sans pour autant être certain d’avoir tous les atouts en main pour mener votre projet à bien ? Si les obstacles vous semblent insurmontables, il importe avant tout de balayer vos doutes pour éclairer vos objectifs. Avant de se lancer dans une réorientation professionnelle, il convient en effet de faire le point sur ses compétences professionnelles et personnelles, ses acquis et priorités afin de déterminer les contours d’un projet professionnel aussi accessible qu’adapté. C’est là qu’intervient le bilan de compétences.

Préparer sa réorientation : le bilan de compétences

Le bilan de compétences est un état des lieux de votre parcours personnel et professionnel, une réflexion préliminaire sur les orientations les plus adaptées à votre profil de carrière, qu’il s’agisse d’une VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience), d’une évolution de poste, d’une véritable reconversion professionnelle y compris par le biais d’une création d’entreprise. Loin de n’être réservé qu’à une catégorie de salariés, le bilan de compétences est accessible à tous les actifs, en poste ou non : aux porteurs de projet, via la prise en charge de Pôle Emploi, comme aux salariés en CDI justifiant de 5 ans d’activité professionnelle dont 12 mois dans leur entreprise actuelle. Aux salariés en contrat permanent comme à ceux en CDD - pour peu qu’ils aient comptabilisé 24 mois d’activité en tant que salariés dans les 5 dernières années, dont 4 mois en CDD dans les 12 derniers mois. Même les intérimaires peuvent en bénéficier à partir du moment où ils peuvent démontrer avoir exercé pendant 5 années (consécutives ou non) en qualité de salarié !

Un bilan, mais comment ?

En 24 heures déclinées en entretiens individuels de 1 à 3 heures avec un conseiller membre d’un centre de formation agréé pour les bilans de compétences, il s’agira de déterminer les contours de votre projet de carrière et le plan d’action afférent. Engagement de longue haleine, le bilan de compétences se déroule de fait en 3 phases :
-  Une phase préliminaire où le porteur de projet présence sa démarche et confirme son engagement dans le projet.
-  Une phase d’investigation pendant laquelle sont analysées ses motivations, ses compétences et ses possibilités d’évolution professionnelle.
-  Une phase de conclusion où sont déterminées au travers d’une synthèse remise par le conseiller les étapes du plan d’action découlant des analyses précédentes.

Le financement du bilan de compétences

Il s’agit donc bien d’un accompagnement personnalisé au cours duquel vous seront remis les principaux outils susceptibles de faciliter la mise en œuvre de votre projet, et ce, sans risque ni frais. Si le bilan de compétences a été inscrit par votre employeur au plan de formation de son entreprise, dans l’optique d’une réorientation concertée, il sera de fait entièrement pris en charge par ce dernier. Même si l’initiative du bilan vous incombe intégralement, il vous est d’ailleurs loisible de demander un congé de 24 heures maximum non décomptables du temps de travail, que l’employeur ne peut reporter que de six mois au maximum. Le financement du coût pédagogique lié au bilan de compétences même peut être pris en charge par le Fongecif ou l’OPCA auquel l’employeur verse la contribution destinée au financement des congés individuels de formation. En dernier ressort, si vous avez un grand projet, mais un petit budget, la mobilisation des heures de formation acquises au titre du Droit Individuel à la Formation (DIF) constituera une option particulièrement intéressante.

Développer ses compétences grâce au DIF

Plus largement, en effet, la mobilisation du DIF dans le cadre d’un projet de réorientation professionnelle n’est pas à négliger : affectées au développement des compétences nécessaires à la mise en œuvre de votre plan de carrière, les heures de DIF seront utilement employées à suivre une formation hors temps de travail, qui plus est rétribuée par une allocation égale à 50 % de la rémunération nette de référence sur les douze derniers mois précédant la formation. Imaginons qu’en tant qu’assistante de direction, vous souhaitiez changer de poste pour évoluer vers les métiers de la communication. Personne ne vous empêche de demander à mobiliser vos heures de DIF pour vous former en communication écrite ou orale, ou encore pour compléter vos connaissances dans le domaine de la PAO/CAO. Personne, pas même votre employeur, qui ne peut refuser votre projet de formation que pendant deux années consécutives (voir notre FAQ sur le DIF). Moralité : en matière d’évolution professionnelle, la route est longue, mais le temps joue pour vous.

[Voir les fiches-programmes de nos actions d’accompagnement de projets professionnels ]

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